Asthme bien contrôlé ou non ? Ce que disent les recommandations GINA 2026

Les recommandations GINA (Global Initiative for Asthma), actualisées en 2026, sont la référence mondiale pour la prise en charge de l'asthme. Elles définissent 4 questions simples pour évaluer le contrôle de vos symptômes — mais ce contrôle et le risque de crise ne sont pas tout à fait la même chose.

Les 4 questions du contrôle des symptômes (GINA 2026)

GINA évalue le contrôle de vos symptômes à partir de 4 questions portant sur les 4 dernières semaines :

  • Des symptômes d'asthme plus de 2 fois par semaine ?
  • Des réveils nocturnes à cause de l'asthme ?
  • Une utilisation du traitement de secours plus de 2 fois par semaine ?
  • Une limitation des activités (sport, travail, quotidien) à cause de l'asthme ?

Trois niveaux de contrôle des symptômes

Comptez le nombre de réponses « oui » aux 4 questions ci-dessus, sur les 4 dernières semaines :

  • Bien contrôlé : aucune réponse « oui »
  • Partiellement contrôlé : 1 ou 2 réponses « oui »
  • Non contrôlé : 3 ou 4 réponses « oui »

Bien contrôlé ne veut pas dire zéro risque

Le contrôle des symptômes indique comment votre asthme s'est manifesté récemment — il ne reflète pas à lui seul votre risque de crise future. GINA distingue ces deux notions, liées mais différentes. Certaines personnes ont très peu de symptômes au quotidien tout en restant plus exposées à une crise sévère, en raison d'autres facteurs, par exemple :

  • Avoir déjà fait une crise d'asthme sévère au cours de l'année écoulée
  • Avoir souvent besoin de son traitement de secours, même sans symptômes quotidiens
  • Le tabac, l'exposition à la fumée, ou d'autres problèmes de santé qui affectent la respiration

👉 Se sentir bien aujourd'hui est une vraie bonne nouvelle — cela ne signifie pas pour autant que le risque de crise est nul.

Pourquoi votre traitement de secours compte aussi

Les recommandations sur l'asthme, y compris la mise à jour GINA 2026, ne se limitent plus à « prenez un bronchodilatateur quand vous êtes essoufflé ». Un traitement de secours utilisé seul, sans anti-inflammatoire, n'est plus l'approche recommandée.

  • Le traitement de secours aujourd'hui recommandé dans la plupart des cas associe un bronchodilatateur à action rapide et un corticoïde inhalé à faible dose
  • Cette association a montré qu'elle réduisait le risque de crise sévère par rapport à un bronchodilatateur seul

Cela ne veut pas dire qu'il faut modifier votre traitement de vous-même : le bon traitement de secours et de fond pour vous doit toujours être décidé avec votre médecin.

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